💪🦸‍♂️EP3: Comment j’ai pu sauver in extremis ma société

In 3) Mon combat

⏩ Résumé de l’article

Après vous avoir décrit comment je suis tombé dans le piège, je vais vous expliquer comment j’ai pu m’extirper des griffes de ces deux prédateurs multirécidivistes à la méthode en 10 étapes bien rôdée. Privé de la gestion de mon fonds de commerce (vente de détecteurs), licencié de ma société et sans revenu, expulsé de mes propres locaux, prisonnier d’un pacte d’associé, expulsé des instances dirigeantes d’AIF, j’étais destiné à être le témoin impuissant condamné à voir ma société être dépecée devant mes yeux. C’était bien mal me connaître. Je me suis mis en retrait et ai relevé un, puis plusieurs détails qui m’ont permis à mon tour de préparer une contre-attaque qui a débouché sur ce jour de parfaite lumière du 9 juillet 2019.

Comment j’étais censé être pris au piège, condamné à voir ma société être détruite

Depuis que j’ai confié mon fonds de commerce à AIF afin qu’ils puissent rassurer les investisseurs et lever des fonds, je n’étais plus maitre à bord. Ceci m’allait puisque j’avais entière confiance en mes associés et amis Marc Lepage et David Leguide. C’est donc tout naturellement que j’ai signé le pacte d’associé; les deux prédateurs de toute façon ne m’ont pas laissé le choix conditionnant la levée de fonds à la validation par toutes les parties de ce pacte. Je n’avais pas compris que même avec 33% des parts, je ne pourrai jamais m’opposer aux 66% de mes deux associés qui sont partenaires de prédation depuis 15 ans !

Voyant que j’avais quitté mes locaux et que j’allais leur voler dans les plumes, Marc Lepage et David Leguide ont d’abord tenté un odieux chantage: je pouvais rester chez moi et continuer à encaisser mon salaire pendant les 2 ans du contrat de location gérance, garder mon véhicule à condition de me taire. C’était bien mal me connaîre. Devant mon refus ils ont menacé de détruire mes 2 sociétés avec les parts obtenues par ruse comme je le détaille ici. Là encore, les menaces n’ayant que peu de prises sur moi je leur ai promis de me battre pour récupérer mes parts.

En février 2019, mes doutes se confirment et je comprends que les deux prédateurs m’ont berné quand ils m’expliquent qu’ils ne sortiront pas le détecteur de métaux et que je n’ai plus mon mot à dire. Marc Lepage explique même à ma mère qu’il va montrer à son fils comment on peut valoriser une société autrement que par le travail. J’arrive un matin à mon bureau et j’appelle un ami PP, chef d’entreprise expérimenté. Il me conseille immédiatement de prendre un avocat et de quitter mes locaux pour éviter « toute bêtise » (mes associés étant de nature provocatrice) mais également pour montrer que je ne peux accepter de me laisser marcher dessus. Il me propose de me rapprocher de mon meilleur ami pour avoir un 2ème avis. Ce dernier est d’accord. Je prends conseil le jour même auprès d’un avocat. Ce dernier m’explique que le piège dont je suis victime est très bien ficelé et que j’ai la corde au cou. C’est là que commencent les échanges d’emails avec David Leguide plus amical mais plus sournois que Marc Lepage. Sans réponse de la part des deux prédateurs, je leur signifie par courrier AR ces emails et exige des comptes. Je demande à ce que soit modifié l’ordre du jour du premier conseil stratégique d’AIF qui devait se tenir en avril 2019 pour qu’il y soit ajouté une reprise anticipée de mon fonds de commerce. L’ordre du jour sera bien changé mais augmenté par mon licenciement… Je pensais qu’en dévoilant ce que j’avais découvert au conseil stratégique je pourrais mettre un terme immédiat aux agissements de Marc Lepage et David Leguide. J’allais tomber de haut.

AIF ne payait pas ses loyers de locations gérance et devait à LBF plus de 20000eur. J’ai commencé par exiger leur paiement ce qu’AIF a refusé sous prétexte qu’ils n’avaient pas recu les factures (alors que ce sont eux qui réalisent le suivi de location gérance et qu’ils ont facturé à LBF 60000eur d’honoraires en 2 ans pour ce suivi). Ils ne les ont d’ailleurs jamais régléss en totalité. Même absent des locaux, je continuais à veiller sur mon fonds de commerce et m’apercevais avec effroi que les deux prédateurs laissaient dépérir la société et qu’ils pillaient les compte. A mon départ 2 autres personnes et un prestataire ont choisi de quitter la société; ainsi elle n’était plus ouverte aux horaires habituels: une première depuis 2006 ! L’outils informatique ne fonctionnait plus suite au départ de ce prestataire. Après mon licenciement les choses ont encore empiré; les salariés de la branche détection ont envoyé plusieurs emails de plainte à la gérance d’AIF devant la dégradation de leurs conditions de travail et le chiffre d’affaire qui s’effondrait. Ils avaient compris le piège dont j’étais victime et ne l’acceptaient pas en dépit des augmentations de salaire et voiture de fonction proposée pour les « acheter ». Sans moi pour faire tourner la branche détection, rédiger du contenu ou tout simplement être là en ma qualité d’expert, la société périclitait et enregistrait des pertes jamais vues. -30% en mars, 44, 46, 59 et 44% respectivement les moins suivants…soit 418000euros de chiffre d’affaire en moins par rapport à 2018 de mars à juillet. Le tableau ci-dessous atteste que ces deux prédateurs n’ont jamais eu la moindre valeur ajoutée pour LBF alors qu’ils osent clamer « qu’ils ont sauvé la société« , mensonge qui passe de plus en plus mal auprès des salariés.

Je les ai mis en demeure à de nombreuses reprises de respecter les obligations contractuelles de la location gérance bien entendu sans aucune action de leur part. Ils n’étaient même pas capable de garder en positif les comptes de LBF et d’honorer les traites de leurs véhicules. Tout était siphonné vers le puit sans fond de la division bornes. Par division bornes entendez les salaires astronomiques de David Leguide et Marc Lepage et de leurs soutiens (pour rappel 40000 à 60000eur de cashburn mensuel). Malgré cela je ne pouvais rien faire…

Le diable se cache dans les détails

Et puis un jour j’ai décidé de réexaminer tout cette histoire. Comment j’avais pu me laisser pieger. En prepa on nous apprenait à toujours revenir à la base. Dans ce cas, cette base c’était ces contrats qui me bloquaient. Mon conseil me l’avait d’ailleurs confirmé: j’étais en théorie coincé, le piège était bien ficelé. Je décidais toutefois de les relire dans le détail. En explorant mot à mot la clause résolutoire qui permet à une partie de mettre fin au contrat, 2 mots ont attiré mon attention « plein droit ». Bingo. Cela signifiait « sans l’intervention d’un juge ». Je demandais à deux avocats qui me le confirmaient. J’avais mon angle d’attaque. La clause prévoyait que « Le présent contrat sera résilié de plein droit en cas de non-paiement à son échéance d’une seule mensualité de la redevance, ou à défaut d’exécution d’une clause quelconque du présent contrat, et un mois après une sommation de payer ou d’exécuter restée infructueuse, et ce, sans préjudice de tous dommages-intérêts »

Plutôt que de continuer à envoyer des courriers AR qui restaient sans réponse et faisaient bien rire les deux prédateurs, j’envoyais à AIF le 8/6/2019 une sommation de payer et d’exécuter les obligations contractuelles non respectées. J’en ai listé 18 dans la sommation d’huissier. Dans aucune procédure AIF n’a tenté d’y répondre; de toute façon les deux prédateurs ne peuvent contester l’épais dossier que je leur ai fait parvenir ainsi qu’aux tribunaux. Le non respect de la majeure partie des clauses du contrat de location gérance est manifeste. Pensez vous qu’AIF a répondu à cette sommation ? La réponse est non.

Au même moment j’apprenais que le président de l’agglo, mon bailleur mais également soutien d’AIF, avait modifié le bail de mes locaux sans même que ma signature y soit apposée rendant caduque le document. Je leur ai fait remarquer que le bail original était à mon nom et que leur avenant était caduque.

Je savais parfaitement que les deux prédateurs ne s’exécuteraient pas mais j’étais loin de me douter qu’ils ne prendraient même pas le temps de répondre à cette sommation…Je n’osais croire que leur arrogance les pousserait à cette grossière erreur.

9 juillet 2019: le jour où les mouches ont changé d’âne

La clause résolutoire prévoyait que si la moindre clause du contrat n’était pas exécutée un mois après avoir recu la sommation, le contrat était résilié de plein droit, c’est à dire sans l’intervention d’un juge. Le 8 au soir je n’avais toujours pas reçu de réponse. Le 9 au matin je me présentais à mes locaux de Saclas, la porte était ouverte. Je remets une copie du courrier actant la rupture du contrat de location gérance au salarié d’AIF présent sur place notifiant l’expulsion des locaux de ces derniers. Je leur ai bien entendu fait parvenir par courrier cette même rupture. Tout se passe dans le calme. Je fais changer les serrures. Sylvain Thenault Gerin, leur compère de longue date arrive et les préviens par téléphone que je leur interdit l’entrée. David Leguide arrive et ne peut que constater les dégâts. C’est là que je lui explique que plutôt que de copier coller un modèle de contrat depuis internet, il aurait mieux fait d’être plus attentif, le diable se cachant parfois dans les détails. Il appelle l’Agglo, le maire, les gendarmes pour tenter de m’expulser…rien n’y fait. Pendant ce temps là, j’ai pris le soin de bloquer avec mon camion la 1ere BMW utilisée par David Leguide et exige devant les gendarmes qu’il me la restitue. Il refusera en dépit de la carte grise au nom de ma société; les gendarmes ne savent pas quoi faire (pourtant c’était assez simple). Afin de ne pas bloquer les gendarmes, j’accepte de le laisser partir. Ce n’est que 6 mois plus tard que je récupérerai les 200000eur de véhicules grâce à l’intervention des gendarmes et un combat de rue et ce 6 mois après n’avoir eu d’autre choix que de déposer plainte. Ce jour du 9 juillet là un salarié démissionne, un deuxième est contraint de partir; le 3eme sera licencié sans raison quelques semaines plus tard. Cette journée est un tournant car j’ai repris mon bien à deux condamnés multirécidivistes en respectant les lois en vigueur. Hélas, j’allais vite déchanter en constatant l’état de ma société.

Voilà l’état déplorable dans lequel j’ai récupéré ma société

J’ai récupéré une société avec des comptes dans le rouge, sans salarié, avec un outil informatique non entretenu et un stock au plus bas.

Quand en juillet 2017 j’ai confié mon fonds de commerce à ces derniers pour qu’ils lèvent les fonds pour le projet borne, j’avais laissé 82000eur de trésorerie sur les comptes bancaires. J’ai récupéré des comptes déficitaires. J’ai commencé par rembourser 27424eur de prélèvements rejetés et impayés laissés par AIF ce qui est une énième preuve de la manière condamnable dont ils géraient mon fonds de commerce.

J’ai ensuite régularisé les situations des salariés et effectué les embauches nécessaires au redémarrage. Afin de sauver la société je n’ai pas touché de salaire ni émolument entre juillet 2019 et janvier 2022. Ceci a permis de reconstituer une partie de la trésorerie de la société. AIF a également laissé des impayés aux fournisseurs pour plus de 40000eur. Ces derniers étant ravis de mon retour aux affaires (eux qui n’ont jamais eu un impayé ou retour de paiement en 13 ans avec moi) ont accepté de ne pas me ternir responsable des dettes laissées par AIF. J’ai participé activement à la refonte rapide du site internet afin de relancer les ventes et ai fait appel à un prestataire historique pour le rendre compatible avec les téléphones et tablettes (avant cette refonte on ne pouvait commander que depuis un ordinateur).

Afin de me remercier de ce sauvetage, le TC d’Evry à nommé sans aucune raison un administrateur sur ma société dans les conditions scandaleuses que je décris ici; la présidente du TC d’Evry qui a pris cette affaire en main personnellement étant actionnaire d’AIF. Il me faudra une année pour évincer cet administrateur placé sans d’autre raison que de m’empêcher de faire valoir mes droits et retarder la remise à flot de ma société.  Au total, sans compter le préjudice d’image (mes concurrents ayant annoncé cette nomination sur les réseaux sociaux) et de désorganisation, j’ai du m’acquitter de 14628eur d’honoraires pour l’administrateur et 7991eur pour son conseil sans compter mes frais d’avocat supérieurs à 10000eur rien que pour le volet “administrateur”.

Au final 240.000eur de prêts BPI détournés de ma société, 89.000eur de trésorerie jamais remboursées, 166.000eur de créances dues par AIF à ma société comme en atteste ce rapport d’expert nommé par AIF : cela fait 455.000eur auxquels s’ajoutent des centaines de milliers de préjudice et des millions d’eur de pertes d’opportunité…pas mal non ?

🎓 Apprendre des erreurs…

Si je devais refaire ce que j’ai fait pour récupérer mon fonds de commerce, je le referai sans rien changer. J’ai pu récupérer ma société car dès le début j’ai consulté un avocat, puis j’ai pris du recul, ai constitué un dossier en prenant soin de récupérer tous les email et éléments comptables de ma société. J’ai essayé de comprendre là où j’avais fait fausse route. Alors que les prédateurs et mon conseil annonçaient que j’étais piégé, j’ai pourtant trouvé une solution autre que d’accepter les conditions des prédateurs ou voir mes sociétés couler. Il y a toujours une 3ème voie. Pour cela je suis retourné à la base: j’ai lu et relu attentivement les contrats et c’est là que j’ai pu trouver la solution grâce à 2 simples mots: plein droit. En repartant du contrat et en appliquant simplement ce qu’il prévoyait, j’ai sauvé ma société.

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